La filière de la chaleur solaire se structure autour des différents acteurs, applications et technologies. En France, la chaleur solaire collective bénéficie d’une diversité d’acteurs locaux compétents sur l’ensemble de l’échelle de valeurs de la filière, formés et qualifiés, capables de répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage avec des offres adaptées à une variété de besoins, tant au niveau technologique qu’économique.


Le marché de la chaleur collective s’appuie en premier lieu sur un vivier de fabricants sur le sol français, garantissant la fiabilité et la durabilité des équipements. Répartis sur l’ensemble du territoire, ils proposent des technologies et des offres différentes.

Pour une conception selon les règles de l’art, les bureaux d’études spécialisés dans la chaleur solaire sont facilement identifiables grâce à l’organisme de qualification OPQIBI, répartis sous deux types de qualifications dédiées au solaire thermique :

La mise en œuvre des installations de chaleur solaire collective doit être confiée à un installateur spécialisé. Ainsi, l’ADEME recommande de faire appel à un professionnel qualifié QualiSol Collectif ou un installateur titulaire d’une qualification QualiBat dédiée au solaire thermique et ayant bénéficié de la formation QualiSol Collectif.

Enfin, l’exploitation des ouvrages solaires thermiques requiert des compétences spécifiques. La formation SOCOL Exploitants, d’une durée de trois jours, permet de garantir une connaissance adaptée de la chaleur solaire collective. Cette formation est gérée par Qualit’EnR et dispensée par des centres de formation agréés.

Pour accompagner les projets, l’ADEME nouvellement rebaptisée Agence pour la Transition Écologique, a mis en place plusieurs dispositifs notamment au sein du Fonds Chaleur. Sur la plateforme, est mise à disposition une panoplie de ressources : informations, dépôts de dossier de subvention, guides, coordonnées des contacts régionaux... Les projets jusqu’à 500 m² de surface de capteurs solaires seront éligibles pour des aides au forfait, les installations de grande taille destinées par exemple à l’industrie ou aux réseaux de chaleur pourront candidater à l’Appel à Projets Grandes Installations Solaires Thermiques, et les aides comprennent la phase d’étude et la mise en place du suivi. Certaines régions proposent aussi une aide pour la réhabilitation des centrales solaires qui dysfonctionnent.

 

On peut notamment citer les adhérents ENERPLAN :

Le solaire thermique permet de produire de la chaleur tous les jours et localement, sans combustible, sans émission de fumée ni de CO2, sans utiliser d’autre ressource (ou de façon marginale). La plupart du temps, il a besoin d’un appoint afin de compléter la chaleur produite et de subvenir à la totalité des besoins. Cet appoint peut aussi être généré par une source d’énergie renouvelable.

La chaleur solaire inclut par principe la fonction de stockage de la chaleur produite, dans la majorité des cas il s’agit d’eau ou de liquide. Le stockage permet de redistribuer de la chaleur pendant plusieurs heures, jours, voire des durées beaucoup plus longues grâce au stockage inter saisonnier par exemple. Ces pratiques sont plus courantes dans les pays du Nord (Danemark, Autriche…) et commencent à se développer en France. La chaleur peut alors être stockée en été et utilisée en intersaison ou en hiver, par exemple dans le but d’alimenter des réseaux de chaleur. Lors des Etats Généraux de la Chaleur Solaire (EGCS) le 15 juin 2021, une conférence dédiée à ce sujet a été proposée, le replay ainsi que les supports sont disponibles ici : http://www.etats-generaux-chaleur-solaire.fr/egcs21/ .

Le chauffage de l’eau chaude par le solaire peut alimenter des logements (eau chaude sanitaire (ECS), chauffage), des industries (eau de process, lavage…), des établissements agricoles (lavage, alimentation des bestiaux…), des centres de loisirs et de tourisme (eau chaude, chauffage, piscines…), des réseaux de chaleur…

Selon les applications, différents types de capteurs et de technologies sont disponibles (capteurs sans vitrage dits « moquettes », capteurs plans vitrés air ou eau, capteurs plans ou à tubes sous vide, capteurs à concentration). Une présentation complète concernant les diverses technologies a été réalisée dans le cadre des EGCS 2021 : les supports de présentation sont disponibles ici et vous pouvez accéder au replay de la conférence thématique grâce à ce lien.

réseau solaire

 

 


Les technologies hybrides (PVT) allient l’utilisation de l’énergie solaire pour l’eau (PVT-Eau) ou l’air (PVT-Air), à l’électricité. Le soleil sert alors aussi au chauffage, au séchage (bâtiments, aliments, industrie…), tout en produisant des électrons (fonctionnement des appareils annexes, revente…). Les PAC (pompes à chaleur) solaires permettent d’utiliser un liquide chauffé à l’énergie solaire comme source chaude pour produire de l’ECS, du chauffage, pour alimenter des piscines, voire pour climatiser.

Enfin, les différents acteurs proposent des offres adaptées aux souhaits des maîtres d’ouvrage : en dehors d’une prestation d’installation classique, il est possible de bénéficier des bienfaits de la chaleur solaire grâce à des solutions de revente de l’énergie ou de leasing.